Pourquoi la Bourse japonaise s'enflamme depuis la victoire aux législatives de Sanae Takaichi

La Première ministre japonaise, S. Takaichi, a remporté les élections législatives haut la main et on peut dire qu’elle vient de redonner le sourire aux investisseurs.
Pour rappel, il y a un mois, la Première ministre, qui a sans doute trouvé l’inspi’ en France, a fait le pari risqué de dissoudre le Parlement après avoir perdu le contrôle des deux chambres. Mais contrairement à d’autres, elle a remporté 316 sièges sur 465, la victoire la + large obtenue par un parti depuis la Seconde Guerre mondiale.
Qu’est-ce que ça change ? Le taux d’endettement du Japon, qui s’élève à 230% du PIB (vs 118,2% en France), S. Takaichi s’en moque : elle estime que l’État doit investir massivement quoi qu’il en coûte (les souvenirs…). Et cette victoire écrasante lui donne des ailes la liberté de gouverner.
- En clair, le budget 2026, qui a été gelé pendant sa campagne, pourrait être profondément remixé avec des mesures de soutien pour les entreprises de la Défense, de l’agroalimentaire et de la tech’.
Concrètement, certains parlent déjà d’un retour du “Takaichi trade” : investissement massif dans les entreprises → + d’argent en circulation → affaiblissement du yen → baisse du coût des exportations japonaises, qui deviennent + compétitives à l’étranger.
- Résultat : les entreprises japonaises gonflent leurs revenus une fois convertis en yen. Ce qui pousse les marchés à se débarrasser de leurs obligations d’État pour investir directement dans les boîtes. Tout ce que veut S. Takaichi.
Et les investisseurs approuvent. Après la victoire du Parti libéral-démocrate, les actions japonaises ont bondi à des sommets historiques : le Nikkei 225 (le principal indice boursier japonais, sorte de CAC 40 nippon) a grimpé jusqu’à +5,7%.
Un peu de recul. Est-ce qu’il y a des avantages pour nous ? Oui et non. Déjà, la stabilité politique au Japon = un budget de défense record et donc une porte grande ouverte pour les entreprises militaires françaises comme Thales et Safran. Pareil pour le nucléaire que le pays veut relancer, EDF & Cie n’attendent que ça.
- Plus encore : un yen faible peut pousser les touristes qui se rendent au Japon à dépenser toujours + dans les boutiques de luxe françaises sur place.
Bref. Après, il faudra quand même un sacré boost touristique pour compenser les pertes des entreprises françaises installées au Japon. Leurs revenus en yen vaudront moins une fois qu’ils seront convertis en euros…











