Pourquoi D. Trump a-t-il " “absolument” besoin du Groenland ?

Après N. Maduro, D. Trump semble ne pas écarter un petit kidnapping du Groenland, cette île riche en pétrole et en ressources minières inexploitées…
Pourquoi on en parle ? D. Trump a affirmé dimanche soir avoir “absolument” besoin du Groenland pour assurer la défense américaine, ce qui a déclenché l’alerte générale sur l’île et au Danemark, auquel elle est rattachée depuis 2019.
Pourquoi le Groenland ? Comme pour le Venezuela, ça fait près d’un an maintenant que D. Trump parle “d’annexer” ou “d’acheter” le Groenland, et s’il y tient autant, c’est pour deux raisons :
- La fonte des glaces rend l’île hautement stratégique : en octobre dernier, la Chine a relié Londres en 20 jours via la route de “l’Arctic Express”, qui passe par l’île. C’est 2x moins que sa route habituelle via le canal de Suez. Et plus la Terre se réchauffe, plus l’île risque de se retrouver au centre du commerce mondial.
- Le Groenland, c’est aussi 13% du pétrole et 30% du gaz naturel non découvert à ce jour. Et D. Trump, qui a sa phrase “drill baby drill” quasi tatouée sur la peau, ne digère pas que la recherche de pétrole y soit suspendue depuis 2021(une décision prise pour ne pas déstabiliser cet écosystème ultrafragile, déjà en surchauffe).
Problème : Eh bien contrairement au Venezuela, le Danemark fait partie de l’OTAN (l’alliance militaire de l’Atlantique Nord). Donc si les États-Unis prennent le Groenland, ils attaquent un allié… et l’ordre international tel qu’il existe aujourd’hui (États-Unis + Europe versus Chine et Russie) n’existe plus.
Un peu de recul. Si D. Trump est en roue libre, c’est qu’il est devenu le roi du pétrole, littéralement. Le pétrole des Amériques (États-Unis, Canada, Vénézuela, etc.) pèse 40% de la production mondiale. En renversant Maduro, Washington consolide cet empire et retrouve un pouvoir économique et géopolitique inédit depuis le règne de F. D. Roosevelt selon l’expert en énergie J. Blas.
- Plus encore : Sachant que le pétrole va se raréfier dans les prochaines décennies et que les ressources en terres rares (cobalt, nickel) sont déjà sous tension, annexer le Groenland cimenterait le lead américain sur l’économie mondiale, en violation totale du droit international.
Bref. Pour l’instant, on en est encore loin, et le Danemark, en grande tachycardie, multiplie les communiqués pour rappeler sa souveraineté sur l’île. En parallèle, la femme du directeur de cabinet adjoint de D. Trump a tweeté une carte de l’île recouverte du drapeau américain, avec en description : “BIENTÔT”.











