E. Musk vs G. Brockman : le procès qui vire au règlement de compte

Unsplash
Publié le
6/5/2026

Imaginez votre pire cauchemar : vous êtes à un procès historique suivi par le monde entier, et on lit votre journal intime... devant le monde entier. Eh bien c'est exactement ce que G. Brockman, l'un des cofondateurs d’OpenAI, est en train de vivre en ce moment.


Rappel : On vit actuellement un procès historique. Concrètement, E. Musk veut être indemnisé pour les 38 millions de dollars qu’il a investi dans OpenAI à son lancement quand il pensait que la startup allait rester non-lucrative. Et l’issue du procès pourrait bien forcer S. Altman et G. Brockman à démissionner.


Dans les faits : Quelques jours avant le procès, E. Musk a proposé un accord à l’amiable, refusé par OpenAI. L’homme le + riche du monde, visiblement un poil agacé, a donc menacé de faire des deux associés “les hommes les plus détestés d’Amérique”, et son rêve est peut-être en train de se réaliser.



C’est-à-dire ? En deux mots : aucune pitié. G. Brockman s’est fait cuisiner au tribunal et il a dû défendre des extraits de son propre journal intime comme celui-ci, écrit en 2017 : "Ce serait mal de lui voler son association à but non lucratif", mais "c'est notre seule chance de nous affranchir de l'emprise d'Elon et d'atteindre le milliard de dollars" et "ce serait formidable de gagner des milliards".

  • G. Brockman explique aussi dans son journal avoir investi dans plusieurs entreprises qui ont ensuite (comme par hasard) signé des partenariats importants avec OpenAI. En français, on pourrait appeler ça un "conflit d’intérêts".

En plus du journal, un ancien mail a révélé qu’il comptait investir 100 000 dollars dans OpenAI. Une promesse jamais tenue, puisqu’il attend encore “qu’Altman lui dise quand faire le don”. Évidemment. Puis cerise sur le gâteau : il a aussi révélé, sous serment, sa participation personnelle dans OpenAI, valorisée à près de 30 milliards (avec 0 dollar investi de sa poche).

  • Pour se défendre, le président d’OpenAI affirme que ces milliards sont justifiés par “le sang, la sueur et les larmes” (on le cite) qu’il a investis dans la startup - aujourd’hui valorisée 852 milliards.

Bref. Tout ça joue bien sûr en faveur d’E. Musk. Mais la défense affirme que ces écrits sont sortis de leur contexte (la chambre de G. Brockman, donc) et reflètent juste un moment où il se posait beaucoup de questions... Le prochain rendez-vous croustillant sera l’éventuel témoignage de S. Zilis, ex-membre du conseil d’administration d’OpenAI, mère de 4 des enfants d’E. Musk, et prétendue "espionne" du milliardaire dans l'entreprise...