Les prix à la pompe vont-ils redescendre après l'annonce du cessez-le-feu ?

Mathias Reding
Publié le
8/4/2026

Oui, le détroit d’Ormuz a rouvert (plus ou moins), mais on n'est pas encore tirés d'affaire...

Dans les faits : Les prix de l'énergie se sont effondrés après l'annonce du cessez-le-feu : -17% pour le cours du baril de Brent, -20% pour le gaz naturel... Mais les prix du gaz vont continuer d'augmenter de 15% dès le 1er mai en France et les Français devraient perdre 0,7% de pouvoir d’achat cette année.


Comment en est-on arrivé là ? Concrètement, les prix de l’énergie grimpent + facilement qu’ils ne redescendent : des analystes de la Société Générale estiment que le pétrole devrait par exemple s’échanger autour de 80 dollars le baril fin 2026, contre 70 dollars avant la guerre.

  • Pourquoi ? Cette hausse durable s'explique en partie par la destruction de plusieurs infrastructures pétrolières dans la région du Golfe, des sites dans une dizaine de pays ont été touchés. Sans parler du fait que la situation géopolitique reste très incertaine. 

Mais bonne nouvelle : La descente est amorcée, et les analystes tablent sur une baisse de 5 à 10 centimes du prix du litre de carburant à la pompe dans les prochains jours.

  • À noter : S. Lecornu a promis un “plan de contrôle” pour vérifier que personne “ne profite de la crise” (en maintenant par exemple des prix artificiellement élevés). Il souhaite aussi une baisse des prix d’ici à "la fin du week-end" ou au "début de la semaine prochaine", et compte réunir les acteurs de la filière pétrolière à Bercy aujourd'hui. 

Un peu de recul. La situation reste toujours très incertaine, et les frappes israéliennes au Liban mettent en danger la stabilité du cessez-le-feu. Hier après-midi, l’Iran a même suspendu la réouverture du détroit d’Ormuz en réponse à ces frappes. Mais bon, comme D. Trump et B. Netanyahu soutiennent que le Liban n’est pas inclus dans le cessez-le-feu…  


Bref. Si le cessez-le-feu tient, le pouvoir d’achat des Français devrait se contracter de 0,7% sur l’année. Et dans le cas contraire, il baissera encore plus. Les Français devraient alors se tourner vers les liasses cachées sous le matelas et le taux d’épargne pourrait passer de 18,3% en 2025 à 16,9% en 2027.