G. Abel face à l'ombre de W. Buffett

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Publié le
4/5/2026

Terminée la canette de Coca Cherry à côté de W. Buffett. G. Abel, son successeur, a présidé pour la première fois ce samedi (avec une bouteille d’eau) l’assemblée annuelle des actionnaires de Berkshire Hathaway.



Pourquoi on en parle ? Depuis l’annonce du départ de W. Buffett, Berkshire a bien moins bien performé que le marché (≈ 30% de moins que l’indice du S&P 500) et son action est en baisse de 4,8% depuis le début de l’année. G. Abel a donc du pain sur la planche pour conquérir le cœur de ses actionnaires.



Dans les faits : Même si W. Buffett n'est plus aux commandes (et que l’assemblée générale a attiré moins de participants), les fondamentaux tiennent : les résultats restent solides avec un bénéfice net qui double à 10,1 milliards de dollars sur un an et le résultat opérationnel qui progresse de 18% à 11,3 milliards.

  • L’une des premières annonces de G. Abel, c'est la reprise des rachats d’actions (234 millions de dollars), une première en près de deux ans. Et historiquement, W. Buffett utilisait cette stratégie dès qu’il estimait le groupe sous-évalué par le marché. G. Abel fait donc un petit clin d’œil aux actionnaires.

Plus encore : Le conglomérat est assis sur une trésorerie de ≈ 400 milliards de dollars, bien plus que son portefeuille d’actions (288 milliards) et sur 14 trimestres, Berkshire vend plus d’actions qu’il n’en achète. Mais même avec cette piscine de cash, le nouveau CEO ne compte pas faire de folies.

  • G. Abel est très clair sur le sujet : "Je n'ai pas vraiment envie de déployer notre capital dans des projets sans intérêt". En revanche, il a déclaré avoir quelques pistes, mais a refusé d’investir à des valorisations trop élevées. En clair, on ne touche à rien et on reste sur la strat’ de W. Buffett.

Bref. Même s'il est soutenu par son prédécesseur, il doit encore faire ses preuves, mais bon... La vie est toujours plus simple quand on a près de 400 milliards en cash.