L'enseigne Action montre des premiers signes de ralentissement

Aujourd’hui, on entre dans la caverne aux merveilles des grille-pains à 5 euros et des masques pour le visage en forme d’animaux… L’enseigne Action a publié ses résultats annuels, et y’a de l’eau dans le gaz avec les Français.
Dans les faits : Présent dans 14 pays européens, le Néerlandais a réalisé 16 milliards d’euros de ventes en 2025. Un record. Et tel le Napoléon du discount, Action continue d’étendre son empire : plus d’une ouverture de boutique par jour l’an dernier pour un total de + de 3 300 magasins fin 2025. Alors, champagne (enfin, Champomy Marque Repère) ? Pas chez les Gaulois.
Problème : Déjà, depuis deux ans, la croissance globale est au ralenti. Le chiffre d’affaires est certes en hausse de 16% sur un an en 2025, mais en 2024 on parlait de +22%, et 28% en 2023. Et quand on exclut ces nouveaux points de vente et qu’on se concentre sur les magasins préexistants, la croissance est carrément divisée par deux entre 2024 et 2025.
- En clair, les ventes augmentent parce qu’il y a + de magasins, mais si on regarde dans le détail, chaque boutique progresse moins vite qu’avant, même si elles restent toutes rentables selon le groupe.
- Et ce ralentissement se ressent surtout en France - pourtant fan n°1 du géant avec 914 magasins et + de 20 000 employés. “Le moral et la confiance des Français sont très bas”, explique H. Hajji, la PDG. Et oui, quand on s’inquiète de l’avenir économique du pays, on achète moins de guirlandes lumineuses et autres bougies parfumées…
Rappel : Action reste top 1 sur le marché du discount-déstockage avec 40% des parts de marché, suivi par Gifi, Normal ou encore la Foir’Fouille. Le secteur lui-même est en baisse : -7% l’an dernier. Pourquoi ? Les plateformes chinoises (toujours elles), comme Temu (toujours lui). Elles ont enregistré une énorme hausse de leurs ventes l’année dernière en France : +42%.
Un peu de recul. 40% des clients qui achètent déjà chez Action se tournent aussi vers les plateformes en ligne. Objectif donc pour les magasins physiques : fidéliser la clientèle avec une meilleure qualité de produits, et surtout des prix toujours plus bas. “Nos clients regardent aussi la qualité et la durabilité, dans lesquelles nous investissons”, affirme la CEO.
Bref. Malgré cette légère décélération, Action mise toujours sur l’Hexagone et veut continuer en 2026 à ouvrir des magasins au même rythme qu’en 2025, avec même “un sixième entrepôt près de Lille, qui sera l'un des plus grands d'Europe”.











