Le bénéfice net de LVMH est en baisse 13 % sur un an en 2025, à 10,9 milliards d'euros

Tangi Bertin
Publié le
28/1/2026

Bon, on s’y attendait : c’est un bilan très contrasté qu’a publié LVMH hier. En clair, c’est toujours pas l’heure de sabrer le champagne.

Un peu de contexte : Le chiffre d’affaires de LVMH patauge depuis 9 mois déjà, son action a baissé de + de 22% en un an, et ce quatrième trimestre s’annonçait “plus difficile” selon la directrice financière du groupe. Mais au dernier trimestre, le groupe de B. Arnault, qui voit toujours le verre de champagne à moitié plein, apercevait pourtant "des améliorations de tendances", qui se confirment plus ou moins…


Dans les faits : Sur l’année, le chiffre d’affaires du géant du luxe, qui avait progressé d’1% en 2024, est en baisse d’1% pour un total de 80,8 milliards d’euros, là où les experts s’attendaient plutôt à -0,4%. Mais le vrai point noir, c’est la baisse de 13% sur un an de son bénéfice net, à ≈ 10,9 milliards.

  • Dans le détail : Les ventes de spiritueux ont baissé de 5% sur l’année, et les revenus de la division mode et maroquinerie, pilier en marbre du groupe (46% de son chiffre d’affaires) sont aussi en baisse de 5% en données comparables (sans tenir compte des acquisitions d’entreprises).

Et en particulier, sur le dernier trimestre, les ventes de la division phare ont reculé de 3% - malgré la période des fêtes, d’habitude propice au Lady Dior sous le sapin… Les consommateurs ont préféré se tourner vers des valeurs refuges comme la joaillerie ou les montres, considérées comme plus sûres que les sacs à main.

Un peu de recul. Comme un collégien qui n'a pas eu les Félicitations mais promet à ses parents qu'il les aura au trimestre prochain, LVMH a de l'espoir : au dernier trimestre, les ventes sont repartis à +1 %, et le segment mode et maroquinerie reste sous pression mais conserve des marges élevées (35%).R

appel : L’industrie mondiale du luxe s’est aussi contractée de 2% en 2025 - le marché atteint aujourd'hui les 360 milliards d’euros. La faute notamment à une grosse perte de consommateurs (-20 millions, soit ≈ 5%). Mais le cabinet de conseil Bain reste optimiste et mise sur une croissance entre 3 et 5% pour cette année.

  • Concrètement, il s’agira pour les géants comme LVMH de regagner la confiance des acheteurs et leur montrer leur “ambition d’offrir des boutiques et des expériences culturelles hors du commun.” (B. Arnault).

Bref. LVMH a espoir que le pire (2025) soit passé. 2026 s’annonce meilleure, bien que “difficile” prévient quand même B. Arnault. Mais le patriarche garde le cap : "nous sommes un groupe familial qui va franchir la barre des 50% du capital et qui n'est pas rivé sur le trimestre à venir." Et pour ce come-back, LVMH mise sur ses maisons phares comme Dior avec l’arrivée de J. Anderson en tant que nouveau directeur artistique.