La guerre en Iran impacte les ventes de LVMH au 1er trimestre

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Publié le
13/4/2026

La bonne nouvelle, c’est que la demande pour le luxe repart doucement en Chine. La mauvaise… c’est qu’il y a la guerre en Iran. Une crise humanitaire et énergétique, qui, dans une moindre mesure, impacte aussi les ventes de LVMH.

Dans les faits : Le géant français du luxe a généré un chiffre d'affaires de 19,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026, soit une hausse de 1% sur un an (après un recul d’1% l'an dernier…).

Mais si on regarde dans le détail… Le chiffre d'affaires de la division mode et maroquinerie, qui représente 50% de l’activité du groupe, a, lui, chuté de 2% par rapport au premier trimestre 2025. Et *roulement de tambour* c’est bien pire que les 0,05% anticipés par les analystes.

  • À noter que le chiffre d’affaires de la division montres et joaillerie a lui bondi de 7% sur un an, et celui de l’activité vins et spiritueux de 5%.

Un peu de contexte. Vous le savez, nous le savons, ça fait 3 ans que le luxe est en peine : hausse des prix, perte de clients, ralentissement en Chine… Et LVMH a du mal à revenir à son âge d’or de 2023. Rien que depuis le début de l’année, son action a perdu 25% en Bourse (le pire début d’année de son histoire), et la situation géopolitique n’arrange rien.

  • Pour cause : Les conflits dans la région du Golfe influencent le shopping sur place. On parle par exemple d’une baisse allant jusqu’à 50% du chiffre d’affaires des marques de luxe présentes dans le Mall of Emirates (l'un des plus grands centres commerciaux de Dubaï) sur un an.

Pour rappel, le marché du luxe dans la région représente ≈ 6% du chiffre d’affaires de LVMH (contre 8 à 10% pour l'ensemble du marché du luxe), à la fois grâce à la clientèle locale et grâce aux touristes. Au total, “Le conflit ampute environ 1% sur la croissance organique du trimestre” explique LVMH. Les marques les plus touchées étant Louis Vuitton et Dior.


Un peu de recul. Les revenus tirés aux États-Unis et en Chine, par contre, ont dépassé les attentes des investisseurs : +3% pour nos voisins outre-Atlantique et +7% pour le second. Ce qui est quand même un excellent signe pour la reprise du luxe en Chine, quand les conflits auront cessé en Iran (s’ils cessent).


Bref. La saison des résultats ne fait que commencer. Kering publie les siens aujourd’hui, Hermès demain… Et surtout jeudi, tous les yeux seront rivés sur L. de Meo, le nouveau CEO de Kering, qui va dévoiler le plan stratégique du groupe à Florence. On sera d’ailleurs sur place pour couvrir l’événement.