L'Iran et les États-Unis refusent la proposition de cessez-le-feu des pays médiateurs

Après cinq semaines de guerre et le sauvetage spectaculaire d'un soldat américain, les États-Unis et Israël ont transmis une proposition de cessez-le-feu à l’Iran.
Contexte : Pour ceux qui n'ont pas suivi, un soldat américain est resté caché plus de 24 heures dans les montagnes iraniennes après que Téhéran a abattu son F-15E (avion de chasse américain). Le soldat a finalement été secouru par l’armée américaine, mais cet incident montre que les défenses iraniennes restent solides et fragilisent, par la même occasion, l’image de domination des États-Unis.
Alors, où en sommes-nous ? Cet événement a fait paniquer l'administration et les investisseurs, mais tout est bien qui finit bien pour ces pilotes. En revanche, pour le cessez-le-feu, on repassera... Avec la médiation de plusieurs pays (Pakistan, Égypte, Turquie), un plan en deux phases a été proposé avec un cessez-le-feu temporaire (15 à 45 jours), suivi de négociations pour mettre fin à la guerre.
- Problème : D. Trump a haussé le ton et menacé Téhéran d’attaquer des infrastructures civiles si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert d’ici ce soir. Vous l'aurez deviné, l'Iran a tout simplement dit "non merci", et a promis de riposter en visant Israël et les États du Golfe.
Et maintenant ? L’échéance de l'ultimatum de D. Trump tombe aujourd’hui pour rouvrir le détroit d’Ormuz, donc la tension monte d’un cran. Hier soir, le président américain a encore durci le ton en affirmant que les États-Unis pourraient "prendre tout le pays en une nuit", mais en parallèle, il continue de jouer sur deux tableaux en assurant privilégier un accord.
- À noter : Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste très perturbé, malgré un léger assouplissement avec 21 navires ayant transité récemment, dont un de l'armateur français CMA CGM. L’Iran impose des conditions de passage opaques, assimilées à un "péage", alors qu’environ 800 navires sont encore bloqués.
Bref. En attendant, les banques centrales étrangères viennent de vendre plus de 82 milliards d’obligations américaines (titres de dette), sauf que le timing n'arrange pas l'administration Trump : le gouvernement américain a besoin de la confiance des investisseurs puisqu'il demande une hausse historique du budget militaire de 44%, à 1 500 milliards de dollars pour financer l'effort de guerre.











