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Les objectifs climatiques de l'Inde reste en dessous des attentes

Unsplash
Publié le
26/3/2026

Et voilà, avec six mois de retard, le plan tant attendu de l’Inde sur ses objectifs climatiques est sorti. Bon, on va pas tourner autour du pot : déjà, tout le monde s’attendait à mieux et en plus, on se fait filouter…

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Dans les faits : Le gouvernement s’engage à réduire ses émissions de 47% d’ici 2035, comparé à 2005. Et la neutralité carbone est prévue en 2070, 10 ans après la Chine. Vous commencez à flairer le loup Bagheera ?

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces objectifs sont plutôt… modestes. On ne parle pas de réduire les émissions totales de 47%, mais "l’intensité carbone" de l’économie, soit la quantité de CO² émise pour produire 1 dollar de richesse. En clair, les émissions totales vont tout de même continuer d'augmenter avec la croissance économique.

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  • Plus encore, selon le gouvernement, les énergies non-fossiles (renouvelables + nucléaires) vont représenter 60% de la capacité électrique de l’Inde d’ici 10 ans, alors que l’Autorité centrale de l’électricité (CEA) du pays parlait, elle, de 70%.

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Concrètement, l’Inde serait capable de faire beaucoup mieux. Elle a déjà facilement dépassé ses objectifs climatiques précédents (avec 10 ans d’avance même).

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  • Et si elle déçoit autant, c’est aussi parce qu’elle avait une carte à jouer avec son poids au sein des BRICS. Elle aurait pu remettre le climat au centre des priorités des pays en développement, encore focalisés sur la croissance.

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Un peu de recul. Après, rapportées à la population indienne, les émissions par habitant restent en dessous de celles des autres gros pollueurs. Et la contribution du pays - encore en développement - au réchauffement climatique, est beaucoup moins importante que certains.

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  • À noter : L’Inde va quand même augmenter son puits carbone (zones qui absorbent + de CO² qu'elles n’en produisent) de ≈ 50%, en plantant encore plus d’arbres.

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Bref. Il faudra bien ça. Les années 2015 à 2025 ont été les + chaudes de l’Histoire et la concentration de CO² dans l’atmosphère est à son pic depuis 2 millions d’années, rappelle l’ONU.