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Le bout du tunnel

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Publié le
8/9/2026

La monnaie japonaise a récemment atteint son + haut niveau en 7 mois : 154 yens pour 1 dollar, c’est du jamais vu depuis février dernier.

Pourquoi on en parle ? Eh bien, sortez le saké puisque c’est peut-être - enfin - la fin de la chute libre du yen. Pour rappel, ces derniers temps, la monnaie japonaise était à son niveau le + bas depuis 40 ans (les lecteurs fidèles le savent, on en parlait il y a quelques semaines).

  • Et c’était un gros problème : une devise faible ⟹ les importations coûtent + cher ⟹ les entreprises augmentent leurs prix pour conserver leurs marges ⟹ inflation ⟹ baisse du pouvoir d’achat et de la consommation.

Plus encore, le Japon dépend beaucoup de l'étranger pour l'énergie et les matières premières, ce qui forçait les entreprises locales à dépenser + de yens pour les mêmes quantités de pétrole, de gaz, etc. (facturées en dollars). Résultat : Le gouvernement est intervenu en mai, dépensant un montant record de 73,6 milliards de dollars pour racheter sa monnaie locale et créer une demande artificielle pour redresser temporairement le cours du yen. Problème : Ça n’a pas duré. Le Japon en a donc remis une couche, et selon les informations dévoilées hier, le gouvernement japonais aurait fait une deuxième intervention XXL fin août en échangeant 88 milliards de dollars de devises étrangères contre des yens.

Un peu de recul. Pourquoi est-ce que, cette fois, la hausse semble partie pour durer ? Historiquement, les taux d’intérêt de la Banque du Japon sont très bas, ce qui a toujours attiré les investisseurs étrangers qui empruntaient des yens pour les placer dans des actifs mieux rémunérés ailleurs (comme les bons du Trésor américain). Résultat : un yen affaibli et volatil.

  • Mais en juin dernier, la Banque du Japon a remonté ses taux de 0,25 point, à 1%, ce qui a permis d’attirer de nouveaux investisseurs (avec la promesse de meilleurs rendements).

  • Et + les investisseurs achètent du yen, + il est solide. D’ailleurs, la Banque centrale se réunit à nouveau la semaine prochaine, et les marchés tablent sur une nouvelle hausse des taux (à 1,25%).

Bref. On touche au but. Maintenant, les autorités japonaises doivent juste s’assurer de ne pas créer un déséquilibre en remontant trop vite les taux, ce qui perturberait la croissance interne et nuirait aux entreprises locales. Simple comme こんにちは.