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Parce que c’est son projet

Unsplash
Publié le
2/10/2026

Le projet de budget 2027 (dit PLF) + le projet de loi de financement de la sécurité sociale (dit PLFSS, et à vos souhaits) du gouvernement de S. Lecornu sont là… et ils promettent de sacrés débats.

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Un peu de contexte. Les comptes publics de la France sont dans le rouge vif avec un déficit public 2026 prévu autour de 5,4%, et un coût de la dette qui augmente, la faute notamment au taux d’emprunt français à 10 ans. Ce jeudi, il a atteint 4,93%, un niveau qu’on n’avait pas vu depuis que Quentin Mosimann a remporté la Star Academy (2008, pour ceux qui ne suivent pas…).

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Qui est concerné ? Pas les plus fortunés : leur fiscalité va rester inchangée. L’effort se concentre plutôt sur les collectivités locales (à qui on retire 5,4 milliards) et sur les grandes entreprises. En clair, la contribution ✨ exceptionnelle✨ sur leurs bénéfices va être renouvelée pour la 3e année de suite. Recettes attendues : 5 milliards.

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  • Plus encore : Ce projet de loi, que S. Lecornu gardait plutôt secret (pour ne vexer personne), contient aussi des taxes surprises : une sur les produits sucrés (300 millions attendus), un doublement de celle sur les aéroports et autoroutes (800 millions) et un autre doublement de la TVA pour Canal+ qui passera de 10 à 20% (200 millions), pour s’aligner sur les autres plateformes de streaming.

En parallèle, le PLFSS compte “diviser par 2” le déficit de la Sécurité sociale, pour le ramener à 12,7 milliards d’euros. Pour y arriver, il compte - entre autres - limiter les arrêts maladie de longue durée et geler les retraites supérieures à 1260 euros par mois (près de 6 millions de personnes sont concernées).

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Un peu de recul. Est-ce que ce sera suffisant ? Pas pour le Haut Conseil des finances publiques qui juge ce budget soumis à un fort risque de “dérapage”. Et ça, c’est notamment parce qu’il se base sur des perspectives jugées trop “optimistes” pour l’économie française en 2027 (aka un baril de pétrole à 71 euros + un taux d’emprunt à 10 ans à 4,3%, 1% de croissance et la victoire d’un Français à Roland Garros).

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Bref. Puis bien évidemment, S. Lecornu n’a toujours pas de majorité à l’Assemblée nationale, et sans ça, ses 2 bébés, le PLF et le PLFSS risquent de se faire censurer… D’autant plus que la présidentielle approche et pousse clairement les partis à se distancer du gouvernement.