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C'est l'heure du procès tant attendu

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Publié le
16/9/2026

Nouvelle saison dans la série des ennuis judiciaires de R. Dati : le procès de l’ex-ministre de la Culture pour “corruption et trafic d’influence” dans l’affaire Renault-Nissan commence aujourd’hui.
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De quoi on parle ? Bonne question. Tout commence avec un virement (+ que généreux) de C. Ghosn, l’homme de la valise, ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan, à destination de R. Dati, pour une mission de conseil pour le compte de Renault-Nissan au Maghreb.

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  • La mission est rémunérée 300 000 euros par an (pour un tarif horaire de 1 000 euros, au-dessus du Smic donc) et reconduite 3 fois. R. Dati reçoit donc 900 000 euros de la part de Renault-Nissan entre 2010 et 2012.

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Problème : On a du mal à trouver la trace de son travail à ce poste. Et un élément intrigue les enquêteurs : au cours de l’enquête sur C. Ghosn, ils découvrent sur l’ordinateur de son assistante le brouillon d’une question que R. Dati posera ensuite au Parlement européen. En clair, est-ce que C. Ghosn validait, voire rédigeait, certaines des interventions de R. Dati à Strasbourg ?
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Donc la question à 1000 euros, c’est : est-ce que R. Dati a été payée par C. Ghosn pour des activités de lobbying au Parlement européen, lorsqu’elle était députée européenne ? Ce qui est - évidemment - strictement interdit.
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Concrètement, tout l’enjeu du procès, pour les avocats de R. Dati, c’est de prouver qu’elle a exercé un travail de conseil bien réel pour Renault-Nissan au Maghreb… Ce qui va être compliqué vu que les procureurs ont interrogé de nombreux cadres de Renault et qu’ils affirment ne pas avoir été au courant d’une activité de conseil de R. Dati pour le groupe.

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  • À noter : C. Ghosn est aussi appelé à la barre, mais il a demandé à participer en visio puisqu'il est visé par un mandat d'arrêt en France. Sa participation au procès reste donc incertaine.

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Bref. Ce procès vient s'ajouter au programme déjà chargé de R. Dati. Pour rappel, elle est aussi visée par une enquête de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour avoir sous-déclaré la valeur de ses bijoux + par une information judiciaire du Parquet National Financier sur 299 000 euros d’honoraires qu’elle aurait perçus de la part de GDF Suez (maintenant Engie) sans les déclarer au Parlement européen.

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