B. Ackman veut racheter Universal Music pour 64 milliards de dollars

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Publié le
7/4/2026

Il est dans le monde de la musique, lui ? Non, et pourtant B. Ackman, le CEO de Pershing Square, l'un des + grands fonds spéculatifs du monde, est prêt à racheter Universal Music Group (UMG) pour 64 milliards de dollars.

Pourquoi on en parle ? Universal, c’est the label, le + grand groupe musical mondial. Taylor Swift, Drake, Bad Bunny, la crème de la crème des stars fait partie du catalogue du studio. On parle de 12,5 milliards d'euros de chiffre d’affaires en 2025, en hausse de presque 6% par rapport à 2024.


Rappel : Pershing Square est actionnaire d'Universal depuis 2021 (à hauteur de 4,7% du capital). Et, petite particularité, Pershing Square est ce qu’on appelle un fonds activiste : il s’implique activement dans la gestion des entreprises dans lesquelles il investit et intervient dans la prise de décision pour orienter leurs stratégies.


Son objectif, cette fois-ci : la cotation d’Universal aux États-Unis, alors que le géant est actuellement coté à la Bourse d’Amsterdam, et n’a pas prévu de bouger. Et ce malgré les nombreuses relances de la part de B. Ackman, qui considère Universal comme “l'une des meilleures entreprises que nous ayons jamais possédées” et pense que son potentiel est gâché en Europe.

  • B. Ackman s’inquiète aussi de l’influence du 1er actionnaire d’Universal, selon lui responsable en partie de la récente chute en Bourse : Vincent Bolloré, dont la holding familiale possède + de 18% du capital du studio, et son groupe Vivendi 10% supplémentaires.

Résultat : L’offre est plutôt alléchante, elle valorise Universal à 64 milliards de dollars, soit le double de ce que le géant valait la semaine dernière (32,85 milliards). Concrètement, B. Ackman veut créer une société américaine qui fusionnerait avec Universal. Les actionnaires recevraient donc ≈ 5 euros par action en cash et 0,77 action de la nouvelle société pour chaque action Universal qu'ils détiennent.


Un peu de recul. Certes, Universal est le géant du secteur, mais aurait bien besoin d’un petit coup de main : son action avait perdu ≈ 30% en un an avant l’annonce. Fin mars, le studio a même atteint sa pire valorisation depuis octobre 2022. Et pour l’instant, les investisseurs approuvent : l’action a pris + de 11% hier.


Bref. Il faut encore que les actionnaires approuvent le deal, mais si c’est le cas, il pourrait être conclu d’ici la fin de l’année. Et si vous voulez en savoir plus sur les fonds activistes (qui ont notamment essayé de prendre le contrôle de Disney), on vous recommande notre super vidéo (si, si) sur le sujet, à retrouver juste ici.