La flotte mondiale d’avions devrait doubler en 20 ans

Unsplash
Publié le
9/7/2026

Pour les fans de photos de coucher-de-soleil-hublot : la flotte mondiale d’avions devrait doubler en 20 ans, et basculer vers des modèles + petits et agiles.

Dans les faits : Le nombre d'avions devrait passer de 23 310 à 45 550 d’ici 2045 (+22 240 appareils). Mais comme ≈ 20 000 avions devraient être retirés de la circulation d’ici là, les avionneurs devront livrer plus de 42 060 appareils de plus de 100 places d’ici là.

Comment en est-on arrivé là ? Les avions en circulation sont vieillissants + le trafic aérien est en plein boom (+3,9% par an).

  • Résultat : Les commandes d’avions devraient exploser dans les années à venir, selon le dernier Global Market Forecast d’Airbus, et certains modèles d’avions devraient se généraliser, comme les monocouloirs : ces + petits modèles devraient absorber 80% de la demande. Les gros-porteurs seront, eux, bien moins hype (et c’est okay).

En clair, la croissance du trafic aérien devrait surtout être portée par les vols intérieurs. Et c’est le décollage de la classe moyenne chinoise et indienne qui va porter cette croissance selon le rapport : en 2045, les vols intérieurs chinois + indiens passeront n°1 et n°3 des liaisons aériennes les + empruntées au monde.

Résultat : Les carnets de commande des avionneurs sont donc pleins à craquer, et le cœur de la bataille, ce sera la cadence de production. Airbus peine par exemple à sortir du chapitre Covid, où sa production s’est effondrée.

  • Et son premier trimestre 2026 a été plombé par les retards de livraison de son motoriste Pratt & Whitney, mais l’avionneur semble redémarrer tranquillement : Airbus a livré 89 avions sur le mois de juin, portant le total à 351 appareils au 1er semestre (+15% sur un an).

À noter : Si les avionneurs accélèrent autant sans se soucier de nos nuits sous 38°C, c'est notamment parce que le secteur de l’aviation a récemment abandonné son objectif de neutralité carbone d'ici 2050.

  • Rappel : Les avions sont responsables de 5,1 % du réchauffement climatique d’origine humaine sur la période 2000-2018. Pour réduire leur impact, le secteur misait sur les carburants alternatifs, mais aussi sur un programme de compensation des émissions, le CORSIA. Sauf que ces carburants n’ont jamais décollé (la production couvre 0,8% de la demande) et le CORSIA patine.

Bref. Si le trafic aérien est en croissance, la flambée des prix du carburant devrait tout de même réduire les bénéfices des compagnies aériennes de 22 milliards en 2026, et diviser leurs marges par deux.